Marie Cogordan et Mathias Janot

« Le journalisme, c’est une sorte de point d’équilibre entre l’immersion et la distance. Il faut s’immerger le plus possible pour mieux comprendre, pour être plus subtil, plus proche du sujet, plus proche des gens. Et il faut maintenir une distance pour vérifier les informations, garder une capacité d’analyse et la transmettre au lecteur. Il n’y a pas de règle, c’est un point d’équilibre très ténu. »
Rémy Ourdan
Correspondant de guerre pour Le Monde, Prix Bayeux 2000 et 2012
L’une fait régulièrement l’aller-retour entre la France et l’Ukraine. L’autre s’est installé dans le pays quelques mois avant l’invasion russe. La troisième est ukrainienne et participe à la résistance de son pays. Trois journalistes, trois manières de vivre la guerre. Entre exigence de rigueur, proximité avec les populations et convictions personnelles, la recherche de nuance se heurte aux réalités du terrain.

Virginie Pironon, envoyée spéciale: « Faire preuve d’empathie, ce n’est pas un dérapage »

Guillaume Ptak, correspondant en Ukraine : « Ma proximité avec l’Ukraine est une arme à double tranchant »


