El Mundo: chien de garde muselé?

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El Mundo, deuxième quotidien généraliste le plus lu, se présente comme le fier tenant du journalisme d’investigation en Espagne. Le titre a révélé des affaires qui ont étrillé les sphères du pouvoir et des finances. Aujourd’hui, le journal est dans l’œil du cyclone de la crise financière, et sa crédibilité est de plus en plus remise en cause.

"Je crois que le journalisme d’investigation est l’ADN de El Mundo. Sans l’investigation de El Mundo, l’histoire de l’Espagne serait très différente de celle qu’elle a été ces dernières années. Sans El Mundo, nous n’aurions pas connu les scandales de corruption de la démocratie espagnole."

La parole est claire et tranchante. Esteban Urreiztieta Nuñez est le chef du service Investigation au journal El Mundo. Lorsqu’il s’agit de parler de son quotidien, il ne lésine pas sur les qualificatifs. Sans El Mundo, pas d’affaires, pas de scandales, pas de grandes révélations qui secoueraient l’Espagne ces dernières années.

C’est l’ADN du journal El Mundo et on ne transige pas avec ça.

El Mundo est né en 1989. Depuis, il a révélé certaines affaires que beaucoup auraient aimé garder sous le tapis. Parmi ses faits d’armes : la révélation des liens entre le gouvernement de Felipe Gonzalez et les milices GAL (Groupes antiterroristes de libération). Ou encore les bombes explosives de l’affaire Noos, qui touchait directement le gendre du roi Iñaki Urdangarin, qui détournait de l’argent public entre autres, et l’affaire Barcenas sur les financements illégaux du Parti Populaire.

Un joli palmarès pour ce journal de centre-droit qui apparemment n’hésite pas à étriller les partis de gauche comme de droite. Sur le papier, ça sonne bien. La réalité est beaucoup plus nuancée.

 

La loi des magnats des finances

Selon les journalistes d’El Mundo, pas de tergiversations. Le quotidien est le dernier fer de lance de l’investigation en Espagne.

Grain de sable dans cette mécanique et belle rhétorique : en mars dernier, coup de semonce dans la rédaction du quotidien. Pedro J. Ramirez est évincé. C’est l’un des cofondateurs du journal et la bête noire du gouvernement Rajoy.

En juin, c’est au tour d’Ana Romero de quitter le journal. Elle couvrait l’actualité de la famille royale depuis plus d’une décennie. C’est également l’une des cofondatrices d’El Mundo. La raison de son éviction? Un mot déplaisant à l’encontre de l’intrigante du Roi, Corinna zu Sayn-Wittgenstein, qu’elle qualifie "d’amie intime du Roi". Ce n’est un secret pour personne, plus un secret de polichinelle su et tut par tous.

Casimiro Garcia-Abadillo, le directeur de publication, lui aurait laissé le choix: retirer ces mots ou prendre la porte. La journaliste quitte le journal.

Le départ de ces deux journalistes emblématiques ne passe pas inaperçu. Les médias s’interrogent. Des évictions anecdotiques ou emblématiques d’une nouvelle politique à l’œuvre au sein du journal? La question reste en suspens, mais vite, des premiers éléments de réponse apparaissent.

Dans les deux cas, la décision semble avoir procédé de la nouvelle direction du journal. Mais on désigne également du doigt les propriétaires du journal: le groupe Unidad Editorial et les nouveaux actionnaires.

La situation économique d’El Mundo est fragile. La tension est prégnante. Le journal accumule les coups durs: crise économique, baisse de la diffusion, perte de revenus liée à la publicité… Le journal a la tête dans l’eau et fait face à un énième rachat pour tenter d’éponger une dette qui ne cesse de s’aggraver.

Le quotidien est devenu la patate chaude du grand groupe directeur RCS Media, groupe médiatique italien détenteur du Corriere della Sera. Il cherche à se débarrasser de ses parts.

La dette est donc rachetée par une union de banques. Rachat supervisé par la Moncloa… le siège du gouvernement espagnol.

Et l’une des conditions de cet accord aurait été le départ de Pedro Jota.

Le journal fait grise mine, mais El Mundo n’est pas le seul navire perdu dans cette tempête. La majorité des quotidiens espagnols est frappée de plein fouet par la crise. Pour Pere Rusiñol, spécialiste des médias et plume d’Alternativas Economicas ou de la revue satirique Mongolia, les médias "ne sont pas seulement des intermédiaires: ce sont des agents clefs dans la crise, aujourd’hui transformés quasiment en une unité de plus du secteur financier, l’acteur le plus puissant de tous".

 

Antonio Rubio, du quotidien El Mundo, parle des effets de la crise économique.

El Mundo: un canard bridé?

Les pressions politiques sont de plus en plus nombreuses. Les impératifs économiques sont chaque jour plus grands. Pour les rédacteurs, pourtant, le journalisme n’a rien perdu de sa vigueur. Pas un mot sur le changement de direction brutal ou sur les évictions d’Ana Romero et de Pedro J.

 

Silence gêné à El Mundo.

Le cap est tenu, au moins sur le papier: l’investigation sera toujours le maître mot du quotidien. Esteban Urreiztieta persiste: "Je crois que l’ADN du journal, en dépit de ces changements de direction, reste intact".

 

Aucun changement suite à la nouvelle direction de El Mundo ?

Quelques réactions, toutefois. Plusieurs journalistes publient via leur compte Twitter des messages de soutiens aux journalistes remerciés. D’autres – une dizaine des plus grandes plumes de El Mundo, ont même publié un communiqué. Ils affirment n’avoir jamais eu de cas de censure concernant la chronique de Ana Romero sur l’ "amie intime" du Roi (et qui n’a de fait jamais été publiée telle quelle).

Ce communiqué surprend. N’est-ce pas sortir un bazooka pour tuer un moucheron, pour reprendre l’expression? La rapidité de sa publication et le consensus que la direction du journal cherche à afficher à tout prix peuvent au contraire laisser songer qu’il y a bel et bien des pressions exercées sur les journalistes.

Pere Rusiñol va droit au but: "un journaliste honnête peut continuer à faire des choses intéressantes, mais avec des limitations énormes. Le meilleur espace pour le journalisme, aujourd’hui, est sans aucun doute hors des grands quotidiens propriétés des banques".

 

Des sujets dérangeants au placard.

Une crise morale plus que financière

La crise qui frappe El Mundo n’est pas que financière. C’est aussi une crise de crédibilité. Cela fait bien longtemps que le quotidien est remis en cause dans sa manière de mener des investigations.

Sensationnalisme, partialité, journalisme marketing, certains considèrent que la crise est seulement un révélateur d’une tendance récurrente du journal.

Bernardo Diaz Nosty est professeur de journalisme à l’université de Malaga. Il est l’auteur du récent Livre noir du journalisme espagnol, qui dresse un portrait acerbe du paysage médiatique espagnol.

Selon lui, "la crise des médias est antérieure à la récession économique, mais celle-ci a servi à mettre en avant ses faiblesses. On a découvert un journalisme mis à mal dans sa crédibilité par ses liens avec le pouvoir, qui l’éloignent de la réalité sociale et qui provoquent l’abandon de sa fonction de contrôle démocratique."

Interrogé par la Fabrique de l’Info plus particulièrement à propos du cas d’El Mundo, Bernardo Diaz Nosty a aussi rappelé le goût pour le sensationnalisme du grand quotidien papier et de ses pratiques parfois pas toujours éthiques, même si nuance t-il le journal a rendu des services à la démocratie espagnole.

Ce regard critique est partagé par François Musseau, correspondant pour Libération depuis plus de 10 ans à Madrid, qui garde en mémoire certains scandales ayant porté une atteinte indélébile à l’image de El Mundo.

 

 

Pere Rusiñol le résume ainsi: "Quel sens a aujourd’hui de payer pour une information produite par un média qui a perdu sa crédibilité parce qu’il a été absorbé par le secteur financier, qu’il a licencié beaucoup de ses meilleurs journalistes, et qu’il joue un rôle central dans le système de la crise?"

Pourtant, tous sont persuadés que la voie d’issue pour le journalisme papier serait de lui redonner cette crédibilité et cette valeur supplémentaire qu’il avait pu acquérir grâce à des faits d’armes mémorables, des investigations rondement menées et documentées livrées aux lecteurs.

En ces temps de crise, les lecteurs ont soif de vérité, de transparence sur la vie des puissants et leurs affres, sur les cas de corruption et de caprices de vanité qui brûlent l’argent qu’ils n’ont plus.

 

 

De plus, face à la débâcle des médias traditionnels, la crise a laissé un créneau libre permettant l’avènement de journaux numériques, ou "pure players", qui se sont clairement affichés comme les nouveaux tenants du journalisme d’investigation. InfoLibre, le Mediapart ibère, Eldiaro.es, ou Publico, cherchent à défendre l’accès à une pluralité de voix. Autant de concurrents supplémentaires pour El Mundo.

Marine Le Gohébel & Eléa Giraud

 

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