Enquêtes sans frontières: la France à l’écart

Avril 2013, une étrange organisation fait la une des médias. Au détour des révélations du Monde sur la participation de Jean-Jacques Augier, l’ancien trésorier de campagne de François Hollande, dans des sociétés offshores, les journalistes français semblent découvrir l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ).

Cette organisation, qui réunit des journalistes d’enquête de soixante pays, a pourtant été créée en 1997 et avait déjà publié en France ses enquêtes sur le trafic de tissus humains et sur la surpêche. Petit tour d’horizon sur ce journalisme d'investigation sans frontières qui se développe à l’écart du microcosme français.

Pour Mark Lee Hunter, journaliste d’enquête et universitaire américain basé à Paris, rien d’étonnant à ce que les Français ne connaissent pas bien ce genre d’organisations transnationales.

"Déjà dans l’affaire Wikileaks, qui a été un élément important pour ce mouvement, les Français étaient à la traîne."

 

La France a l’écart des organisations internationales

Wikileaks-New-York-TimesLe Monde n'est entré dans le convoi Wikileaks qu'après le New York Times, le Guardian et le Spiegel. -- Photo : Wikileaks Mobile Information Collection Unit

Alors qu'en juillet 2010 le New York Times, le Guardian et le Spiegel avaient déjà diffusé une première vague de documents militaires américains sur l’Afghanistan en collaboration avec Wikileaks, le journal Le Monde n’est entré en scène qu’en octobre de la même année, lors des divulgations sur l’Irak.

"La raison, c’est que Julian Assange ne connaissait pas de journalistes français, il n’y avait pas de Français dans les conférences du GIJN où il a fait ses liens."

Le Global Investigative Journalism Network (GIJN) est un réseau international d’organisations à but non-lucratif qui soutiennent le journalisme d’enquête. L’association se targue sur son site internet d’avoir réuni plus de 5000 journalistes, de cent pays différents depuis sa première conférence biennale en 2001. Pourtant, très peu de Français, une petite dizaine, ont répondu à l’appel sur ces sept éditions, aucun lors de la signature de la charte fondatrice de l’organisation, en 2003.

Quand il s’agit de trouver une explication, le journaliste américain n’y va pas par quatre chemins:

"Franchement, quand on fait une conférence dans un pays où il faut parler l’anglais, les Français s’abstiennent."

Il pointe également le peu d’intérêt qu’y portent les journalistes d’investigation français, circonscrits à ce qu’il se passe en France, et particulièrement à Paris.

La tradition française du journalisme de réseaux doit aussi être questionnée.

 

Vers une sortie de la pensée rédac

"Il faut sortir de la pensée Newsroom", constate Mark Lee Hunter. Cette salle de rédaction où chaque journaliste a sa spécialité et où l’investigation est réservée à ceux qui ont un réseau d’informateurs bien fourni.

Cette nécessité de réagir, de réfléchir au renouveau de leur métier, les enquêteurs du monde entier l’ont ressentie dans les années 2000, quand les réductions dans les effectifs des médias se sont faites drastiques. À ce moment là, les réseaux transnationaux se sont mis en place, dans une logique d’échange horizontal, de réseau distribué.

"Ce mouvement des journalistes d’investigation a trouvé une sortie quand l’industrie de l’actualité patinait dans la crise", poursuit le chercheur américain. L’innovation, plus que l’avènement du data-journalisme, aurait été là, dans une nouvelle organisation des journalistes : l’enquête coordonnée.

Le principe est simple; un journaliste lance l’idée d’un sujet puis recrute son réseau d’enquêteurs, souvent implantés dans différents pays. Ils travaillent alors sur des parties distinctes de l’enquête et échangent au fur et à mesure les informations obtenues avec le reste de l’équipe. Dans l’exemple de l’ICIJ, Mar Cabra, journaliste d’investigation espagnole et Data Journalism manager du consortium, expliquait à Téléréma lors des premières révélations de l’Offshoreleaks :

"Si nous avons des documents sur la Mongolie, nous préférons qu’ils soient exploités par un journaliste mongol, qui connaît mieux le terrain."

Pour Mark Lee Hunter, c'est clairement la renaissance du journalisme d’investigation.

"C'est dommage que les Français aient raté cette partie de l’aventure."

Depuis, ils se sont un peu plus investis. Quatre journalistes de l'Hexagone font désormais partie de l’ICIJ: Aurore Gorius, journaliste indépendante, Fabrice Arfi et Karl Laske de Mediapart et Serge Michel, du Monde, le dernier à s’être ajouté.

Mais ce ne sont que les prémices, et les Français traînent encore les pieds. Ainsi, c’est le GIJN lui même qui a chargé Mark Lee Hunter de créer les Journalistes Enquêteurs Francophones Associés (JEFA), une organisation pour mettre en réseau et soutenir les journalistes d’investigation francophones. Cette nouvelle venue du réseau global des journalistes d’enquête vient d’être créée et n’est pas encore réellement en activité.

site-internet-GIJNLa France possède maintenant une organisation membre du réseau GIJN.

 

De gros enjeux pour le journalisme d'enquête

Un peu partout dans le monde, le mouvement a pourtant été suivi. De l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) en Europe de l’Est, qui s’est structuré autour d’un flux très important d’actualités dans le crime organisé, au Forum for African Investigative Reporters (FAIR) en Afrique.

Ces organisations répondent à un certain nombre d’enjeux. Pour Carlos Eduardo Huertas, fondateur de Connectas, une plateforme à but non-lucratif créée en 2012 pour promouvoir l’enquête en Amérique Latine, il fallait pallier à un manquement des médias traditionnels dans sa région :

"La plupart des médias sont basés dans les capitales des pays et se concentrent principalement sur les problèmes politiques ou économiques, et uniquement avec une perspective centrale. Pourtant, beaucoup de choses se passent en périphérie, ainsi que dans une perspective internationale. Mais la presse, le journalisme, eux, sont dans leur boîte."

Dans cette région où les pressions sur les enquêteurs peuvent être fortes, le journaliste voit un autre avantage dans le réseau : "L’idée principale n’est pas de faire de l’activisme pour la liberté de la presse, il y a d’autres organisations pour ça, mais ce réseau peut apporter un soutien si l’information est risquée. L’idée est que si vous avez des difficultés pour publier votre histoire dans votre pays, vous avez l’opportunité de la publier autre part, vous avez plus d’option pour que votre voix et votre travail soit écoutés."

La coopération internationale amorcée par ces groupes de journalistes ne s’arrête pas uniquement au travail d'enquête. Par exemple, Carlos Eduardo Huertas est en charge de l’Investigative Reporting Initiative in the Americas, un programme de la fondation américaine the International Center for Journalism (ICJ), qui a pour but la formation des journalistes d’enquête dans huit pays d’Amérique Latine.

L’échange se fait donc également sur les outils, les savoirs, les pratiques, avec une certaine émulation que provoque le regroupement des journalistes d’enquête.

Pour Mark Lee Hunter:

"L’un des effets des deux dernières décennies dans les médias, de ces réductions d’effectifs, de cette chasse à la célébrité, c’est que beaucoup de gens ont arrêté d’aimer leur métier. Vous vous rendez compte ! Toute l’idée de ces organisations c’était de rester passionnés : on luttait pour maintenir quelque chose, pour préserver et développer une certaine vision du journalisme et de ses possibilités."

Le journaliste américain ne limite pas l’avantage du travail à plusieurs à la masse de données a traiter: "La quantité est toujours un problème, mais il est relativement facile à traiter. Par contre, il faut aussi de l’innovation et c’est ça l’avantage de travailler à travers frontières."

L’aspect technologique a donc été important dans ce mouvement mais n’a été qu’un facilitateur, comme l’explique Carlos Eduardo Huertas:

"Je pense vraiment que le travail collaboratif est un des principaux facteurs qui est entrain de changer le journalisme. Bien sur, c’est un changement qui est arrivé avec l’ère digitale, maintenant vous avez l’opportunité de travailler avec quelqu’un de l’autre côté de la terre."

Les plate-formes d’échanges de documents permettent de coordonner une enquête entre des journalistes à des milliers de kilomètres.

Pourtant, les organisations internationales de journalistes d’enquête ne s’affranchissent pas totalement des grandes rédactions. Elles ont besoin de leur collaboration pour s’assurer une visibilité. Ainsi, en avril 2013, Le Monde avait été choisi comme partenaire pour les Offshoreleaks alors qu’à l’époque Mediapart était le seul média français représenté dans l’ICIJ. Mar Cabra s'en justifiait ainsi à Télérama:

"En tant qu’organisation à but non lucratif, nous dépendons de l’impact de nos enquêtes."

 

La question du financement

L’enquête semble être, d’une certaine manière, sous-traitée en dehors des rédactions. Le tout, sans frais, puisque l'ICIJ, Connectas et les autres fournissent leurs enquêtes gratuitement aux médias. Ces organisations à but non-lucratif fonctionnent principalement grâce à des mécènes : des fondations, majoritairement américaines et scandinaves, mais aussi des Organisations non gouvernementales (ONG) et des particuliers.

Ces financements peuvent poser question : ainsi, l’ICIJ a été accusé, avec ses enquêtes sur la surpêche ou sur l’industrie du tabac, de faire le jeu de certaines ONG le finançant. Le consortium assure, lui, qu’il y a des règles strictes et un mur pare-feu entre ses bienfaiteurs et son travail. (Pour aller plus loin, voir l’article de La fabrique de l’info sur la collaboration avec les ONG.)

"En France, les lois sur le mécénat ne sont pas les mêmes", remarque Mark Lee Hunter. Les fondations sont difficiles à constituer et doivent forcément avoir un représentant de l’Etat français à leur conseil d’administration, ce qui, pour la presse, est gênant en termes d’indépendance.

Autre solution : les fonds de dotation, plus simples à créer et aux avantages proches de ceux d’une fondation (exonérations fiscales pour le fonds et ses donateurs). Pour l’instant, ceux-ci sont réservés aux activités d’intérêt général et sans but lucratif et ne peuvent pas concerner les entreprises commerciales de presse.

Pourtant, les choses bougent. Et les exemples de réussite anglo-saxons, comme celui de ProPublica, une plateforme américaine de journalisme d’enquête à but non-lucratif qui a gagné deux prix Pulitzer, font des émules. Mediapart, qui s’est érigé en pionnier dans le journalisme d’enquête français, a annoncé en avril 2014 se donner un an pour passer du statut d’entreprise à celui de société de presse à but non-lucratif. Ce statut, nouveau en France, permettrait d’être financé via un fonds de dotation reconnu par l'état.

La voie s’ouvre peut-être dans l'Hexagone pour cette nouvelle forme de journalisme d'enquête sans frontières.

 

Hélène Lompech

Crédits: Wikileaks Mobile Information Collection Unit

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