Edito

De Wikileaks au scandale des écoutes de la NSA, en passant par l’affaire Bettencourt et l’imbroglio politico-économique Karachi en France, le journalisme d’investigation connaît un nouveau souffle.
Il est l’invité de de la sixième édition de La Fabrique de l’info. Les étudiants de Master 2 de l’IJBA se sont emparés de ces problématiques, sous le commandement de l'ex-directeur adjoint d'El Mundo Antonio Rubio.


Nous avons souhaité faire l’état des lieux, à une époque où la communication des multinationales et des politiques n’a jamais été aussi verrouillée, dans une société sous l’emprise du numérique où la NSA et les géants d’Internet n’ont jamais autant espionné, dans un monde où les journalistes sont décapités pour avoir refusé de collaborer avec les services de propagande de l’organisation État Islamique.
Avec l’aide de nombreux journalistes d’investigation, parmi lesquels Denis Robert, Fabrice Arfi, Laurent Mauduit, Stéphane Foucart, David Thomson ou Hervé Brusini, et le regard de plusieurs universitaires, comme Jean-Marie Charon, Denis Ruellan ou Karim Souanef, nous avons tenté d’explorer et d’analyser les nouvelles formes du métier.
En France, nous avons disséqué les moyens de la PQR, les services juridiques de la presse et le nouvel essor des maisons d’édition consacrés à l’investigation. A l’international, nous avons examiné la capacité d’enquêter en Afrique et en Espagne, les grands consortiums internationaux et l’investigation en milieu sportif.
Un moyen de tirer le rideau, de pénétrer dans les coulisses de fabrication et de rencontrer les protagonistes.
Nous n’avons pas la prétention d’être exhaustifs, mais nous nous sommes donnés la peine d’approcher au plus près le cœur du journalisme d’investigation. Par intérêt pour lui, mais aussi comme un apprentissage au métier que nous aspirons à exercer.