La crise frappe les médias de plein fouet. Mais les journalistes espagnols en font un mal unique en son genre : « Le modèle médiatique espagnol est défini par des valeurs qui ne convergent pas avec celles des pays européens » commente Bernardo Diaz Nosty, professeur à l'université de journalisme de Malaga. Plus qu'économique, le problème de la presse espagnole est éditorial: le mal numéro un, c'est la forte dépendance des médias au pouvoir politique. Il sait de quoi il parle puisqu’il a présenté son ouvrage en septembre dernier avec un titre aux airs de pronostic : « Le livre noir de journalisme en Espagne ». Il y pousse un cri fataliste : « Le malade est dans le coma ».









